Coloc’Jeunes : à Douai, un dispositif de colocation solidaire pour les jeunes en rupture de logement
07 août 2026
10 avril 2026
Le Premier ministre vient de dévoiler les grandes lignes du plan d’électrification du bâtiment. La mesure phare repose sur l’installation d’un million de pompes à chaleur par an, notamment via le conditionnement de l’accès aux aides publiques à l’installation de ces équipements.
Le collectif Rénovons alerte : cette orientation, centrée quasi exclusivement sur le changement de système de chauffage, constitue une erreur stratégique majeure. Elle oublie un levier fondamental de la transition énergétique : l’isolation des bâtiments.
Une passoire thermique ne se résume pas à un logement énergivore. C’est un habitat dégradé, marqué par une isolation insuffisante, des infiltrations d’air, des vitrages obsolètes et une ventilation inadaptée. Ces défaillances entraînent non seulement des consommations excessives, mais aussi des conditions de vie indignes, avec des impacts sanitaires avérés liés à l’humidité et aux moisissures.
Dans ce contexte, promouvoir massivement l’installation de pompes à chaleur sans traiter en priorité l’enveloppe des bâtiments revient à ignorer les causes structurelles du problème. Tant que l’isolation et la ventilation ne sont pas améliorées, les besoins énergétiques restent élevés, et les équipements risquent d’être surdimensionnés, coûteux et inefficaces.
La transition énergétique du secteur du bâtiment ne peut réussir sans une priorité claire donnée à la réduction des besoins, par l’isolation et l’amélioration de la qualité des logements. L’électrification des usages ne peut être qu’un second temps, venant compléter une rénovation ambitieuse et cohérente.
À défaut, le risque est grand de multiplier des investissements coûteux, inefficaces et socialement injustes, sans répondre aux enjeux climatiques, sanitaires et sociaux que posent les passoires thermiques.
“ Une passoire thermique, ce n’est pas qu’un logement où l’électricité est trop chère. C’est d’abord un logement mal isolé, où l’on développe des pathologies respiratoires et cardiovasculaires. En ce sens, il apparaît très clair que ce plan d’électrification a pour ambition de répondre à des enjeux de réindustrialisation et de souveraineté, mais en aucun cas à la lutte contre la précarité énergétique. “ – Damien Barbosa, coordinateur du collectif Rénovons
Face à ces constats, le collectif Rénovons formule des demandes claires :
Damien Barbosa, coordinateur du collectif Rénovons, damien.barbosa@cler.org, 06 86 71 22 06